Chayssac
Chayssac
3/1/2025, 3:28:39 PM

Le cas Julien Bayou, ou les leçons à tirer d’une mise à mort politique « Après enquête, ces plaintes ont été classées sans suite pour "absence d'infractions", selon Marie Dosé ». https://www.francetvinfo.fr/.../julien-bayou-accuse-de... Si les violences et les propos sexistes, si les viols commis contre des enfants (petites filles ou garçons) ou adultes doivent susciter notre colère, notre condamnation, si pendant trop longtemps, et encore maintenant, on passe sous silence ces délits ou crimes, qui sont invisibilisés au sein des familles, au sein d’institutions (entreprises, institutions religieuses, écoles, organisations syndicales, partis,…), qui ne sont pas encore suffisamment pris en compte par la police et par la justice, si certaines actions féministes ont permis de porter le juste combat des femmes victimes, s’il reste beaucoup à faire en ce sens, l’affaire Bayou met le doigt sur un point qui doit retenir notre vigilance. Cet homme politique a été victime d’une chasse à l’homme sur des accusations qui s’avèrent au final non fondées : son honneur a été atteint, sa carrière politique stoppée nette. Ne minorons pas ce qu’il a dû souffrir socialement, intimement. L’emballement d’un « procès » politique uniquement à charge à l’intérieur d’EELV et d’une fraction du mouvement féministe a abouti à son retrait de la direction du parti et à une ostracisation réelle. On attendrait d’EELV que le parti présente ses excuses sur la manière dont il a été traité et reconnaisse le jugement de justice qui vient conclure l’ordalie qu’il a subie. Que nenni… On attendrait qu’EELV entame une réflexion sur les modalités de la procédure interne dont il a été l’objet, afin de l’amender, afin de faire en sorte que ne se renouvellent pas de nouvelles affaires Bayou. Que nenni ! Le respect du droit des personnes « incriminées » pour ces faits de violences sexistes ou sexuelles ne doit pas s’évanouir au profit d’une vindicte à sens unique qui ferait que le « prévenu » serait coupable avant jugement. Car ne soyons pas naïfs, les accusations de violences sexistes et sexuelles, comme tous les crimes et délits, peuvent être à la marge infime, instrumentalisés pour un éventail de raisons distinctes : vengeance de couple, concurrence politique, pure méchanceté et malignité,… Et ce n’est pas parce que c’est une marge faible que l’éventualité d’une accusation injuste doit être prise comme chose légère. La violence d’une accusation diffamatoire peut être aussi terrible et destructrice qu’un crime ou un délit sexuel. Il est essentiel que les procédures internes des partis, syndicats, associations, soient les plus respectueuses des droits de chaque partie, qu’elles soient contradictoires, animées par des personnes qui ne soient pas partisanes, qui soient bien formées. Sinon, on risque le syndrome Bayou. A minima, peut-on espérer, si l’on s’est trompés de bonne foi, que l’on présente ses excuses à la personne victime de la situation, qu’on l’a rétablisse dans toutes ses prérogatives sociales au sein de la structure à laquelle il ou elle appartenait ? Est-ce trop demander ?

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